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D'une musique

  D'une musique  

Si il en restait une, au moins. Ou seulement un peu.

Sans plus, mais qu'elle soit juste. Qu'elle ne nous ni ne se trompe pas.

Cette musique, rêvons-la, c'est celle pour et sur laquelle on pourrait s'oublier. S'effacer doucement dans la diffraction d'une larme. Se dérober aux yeux d'un monde, de ce monde, et de sa supercherie.

Cette musique, c'est sans doute celle qui semble faire défaut à Céline dans le passage suivant :

On a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute 
la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité.
Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu'on n'a plus en soi la somme 
suffisante de délire ? La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La 
vérité de ce monde c'est la mort.

Et ce monde, quant à lui, il s'obstine à ne pas nous faire défaut.

Alors que dans le faux... il s'enlise.

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SomeIdiot ...: 20/05/2006 18:52:19

une existence un temps soit peu musicienne... provoque une légère ivresse ... cette douce ébriété donne le courage de vivre, d'écrire, de continuer... La griserie musicale ressemblerait peut être à une espérance, pouvu qu'on ne se demande pas : l'espérance de quoi ?... ne lui posons pas de questions, sans quoi elle retournerait aux Enfers... Que la nostalgie nous suffise!